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Les changements olfactifs liés à la chimiothérapie

En ce mois d’Octobre Rose, Master Parfums a entrepris la rédaction d’une série d’articles informatifs et attentifs abordant la thématique du cancer et de l’odorat. À travers ces publications, notre objectif est d’éclairer sur les altérations olfactives induites par la chimiothérapie, ainsi que d’informer sur l’usage des nouvelles technologies liées à l’odorat pour la détection des cancers. Nous cherchons à éduquer et sensibiliser concernant ces changements, tout en offrant un soutien et une compréhension approfondie des défis qui en résultent.

La chimiothérapie, bien qu’essentielle pour le traitement de certaines formes de cancer, peut avoir un impact majeur sur la qualité de vie, notamment  parce qu’elle peut entraîner des troubles du goût et de l’odorat. Cet article explore ces changements sensoriels, tout en évoquant les solutions comme l’aromathérapie et l’olfactothérapie.

Changements dans la perception des saveurs

La dysgueusie

Le traitement du cancer, notamment par la chimiothérapie, est souvent synonyme de divers effets secondaires qui peuvent altérer profondément la qualité de vie des patients. 

L’un de ces effets, largement rapportés, est une sensation désagréable de goût métallique dans la bouche, également perceptible en rétro-olfaction, changeant la façon dont les aliments et les boissons sont perçus et appréciés. 

Un goût métallique, souvent décrit comme une sensation d’avoir du métal dans la bouche ou comme si la salive avait un goût de fer, est une altération du sens du goût, aussi appelée dysgueusie. Ce phénomène peut rendre les aliments et les boissons moins appétissants, influencer négativement l’appétit du patient, et impacter de façon significative la qualité de vie et le bien-être nutritionnel.

Lors de la rétro-olfaction, c’est-à-dire lorsque l’air passe par la cavité orale vers les récepteurs olfactifs en haut du nez pendant la mastication ou la déglutition, ce goût métallique, devenu odeur, est d’autant plus perceptible. Cela modifie la saveur des aliments, voire crée une aversion pour la nourriture.

Les mécanismes exacts à l’origine du goût métallique induit par la chimiothérapie ne sont pas entièrement compris. Toutefois, il est généralement avancé que les médicaments de chimiothérapie chargés de molécules métalliques, qui visent à éliminer les cellules cancéreuses à croissance rapide, entraînent également les cellules saines, notamment celles des papilles gustatives et de la cavité nasale. Cela perturbe le fonctionnement normal des récepteurs du goût et de l’odorat, entraînant des perceptions altérées, comme le fameux goût métallique.

L’anosmie

Un autre des effets secondaires de la chimiothérapie est l’anosmie.

Perte temporaire ou permanente de l’odorat – l’anosmie se pose en obstacle invisible mais profondément perturbant. Les odeurs forment une toile de fond à nos vies, éveillant des souvenirs et des moments importants de nos vies. La disparition soudaine de ce sens peut plonger les individus dans un univers dépourvu de ces nuances odorantes, affectant non seulement leur capacité à percevoir les plaisirs subtils du quotidien, mais aussi à détecter des dangers potentiels, tels que des aliments avariés, l’odeur de fumée, ou des fuites de gaz. 

Pour les patients sous chimiothérapie, l’anosmie ajoute une couche supplémentaire de défi, déconnectant non seulement leur monde intérieur de ces stimuli olfactifs, mais affectant aussi le goût et par conséquent, l’appétit et la nutrition. 

En outre, l’impact émotionnel et psychologique de l’anosmie ne doit pas être sous-estimé, car les odeurs sont intimement liées à nos souvenirs et expériences. L’absence de cette connexion olfactive avec les souvenirs heureux ou rassurants peut également être un terrain propice à des sentiments de mélancolie ou d’isolement. Dans ce contexte, le soutien émotionnel, la reconnaissance du phénomène et l’exploration de thérapies alternatives ou complémentaires pour pallier cette perte deviennent des piliers clés dans l’accompagnement holistique du patient à travers son parcours de soins.

Les thérapies olfactives pour soulager les patients en traitement de cancer

L’aromathérapie

L’aromathérapie utilise des huiles essentielles pour stimuler les sens et favoriser le bien-être. Bien que les recherches soient limitées, certaines études suggèrent que l’aromathérapie peut aider à améliorer l’humeur et à réduire l’anxiété chez les patients en chimiothérapie.

Comment cela fonctionne-t-il?

Les huiles essentielles comme la lavande, le romarin et l’orange douce peuvent être diffusées dans l’air ou appliquées sur la peau. Le but est de stimuler les récepteurs olfactifs restants et de créer une expérience sensorielle agréable.

L’aromathérapie utilise des huiles essentielles extraites de plantes dans le but de promouvoir la santé et le bien-être physique et psychologique.


Elle implique l’utilisation d’huiles essentielles via la diffusion, l’inhalation, ou l’application topique pour aborder divers problèmes tels que le stress, l’anxiété, les douleurs, et d’autres problèmes de santé.


Bien que le mécanisme exact reste un sujet de recherche, on pense que les odeurs des huiles peuvent influencer les réponses physiologiques et psychologiques à travers leurs interactions avec le système limbique dans le cerveau.


L’aromathérapie est largement utilisée pour gérer le stress, améliorer la qualité du sommeil, réduire les symptômes de douleur, et d’autres applications diverses liées au bien-être.


L’olfactothérapie : un monde de fragrances émotionnelles

L’olfactothérapie est une approche qui utilise également les odeurs mais se focalise davantage sur l’équilibre émotionnel et la psychothérapie. Elle explore les liens entre les odeurs et les souvenirs pour déclencher des réactions émotionnelles spécifiques, aider à libérer des blocages émotionnels, ou pour travailler sur des traumas et des souvenirs.

L’olfactothérapie s’appuie sur l’idée que les odeurs peuvent accéder directement au cerveau émotionnel (système limbique) et ainsi déclencher, explorer, et potentiellement reprogrammer des réponses émotionnelles.


Elle est surtout utilisée dans le contexte de la gestion émotionnelle, du traitement des traumas, et dans une perspective psychothérapeutique pour travailler sur les schémas comportementaux et émotionnels.


Le choix des fragrances pour les patients en chimiothérapie doit être effectué avec soin, en tenant compte de leurs nouvelles sensibilités olfactives. Cela peut impliquer un processus d’essai, explorant différentes odeurs jusqu’à identifier celles qui procurent du réconfort ou évoquent des souvenirs agréables sans provoquer de nausées ou d’inconfort.

Cette thérapie peut offrir un espace d’évasion mentale, permettant aux patients de s’éloigner momentanément de l’intensité du parcours de traitement. 

Être à l’écoute des besoins individuels

Il est impératif d’aborder l’olfactothérapie de manière personnalisée, en étant attentif aux réponses individuelles aux différentes odeurs et en ajustant la pratique en conséquence.

L’implémentation de l’olfactothérapie dans le plan de soins global devrait se faire en collaboration avec l’équipe médicale du patient, afin d’assurer la sécurité et l’efficacité de l’approche.

Bien que l’olfactothérapie ne soit pas un remède, elle peut offrir une méthode complémentaire douce et apaisante pour améliorer la qualité de vie des patients en chimiothérapie. Par la reconquête de l’espace olfactif, elle vise à réintroduire des moments de bien-être et de réconfort dans le tumulte du parcours médical.

L’olfactothérapie et l’aromathérapie : deux approches différentes 

Ces deux approches utilisent les odeurs et les arômes dans un contexte thérapeutique, mais elles se distinguent par leurs objectifs, méthodologies et principes fondateurs. 

Les deux thérapies reconnaissent le pouvoir des odeurs à influencer l’état d’esprit et les émotions, et exploitent la connexion profonde entre l’odorat et le système limbique du cerveau.


Il y a pourtant des différences entre les deux approches:l’aromathérapie a une application plus large et peut cibler le bien-être physique et mental, tandis que l’olfactothérapie se concentre plus précisément sur les aspects psychologiques et émotionnels, souvent en explorant en profondeur les souvenirs et les émotions liés aux odeurs.


Tandis que l’aromathérapie est plus largement reconnue et utilisée dans divers cadres de soins de santé et de bien-être, l’olfactothérapie, bien que moins répandue, offre une voie fascinante dans le domaine de la psychothérapie et du développement personnel, explorant la profondeur des réponses émotionnelles liées aux odeurs.

Les modifications olfactives et gustatives engendrées par la chimiothérapie tracent un parcours sensoriel unique pour chaque patient, où l’aromathérapie et l’olfactothérapie se révèlent être des alliées potentielles dans la gestion des dimensions physiques et émotionnelles de ce voyage. 

Ces thérapies aromatiques, en conjuguant science et bien-être, dévoilent un panorama où les odeurs deviennent des instruments de soutien et de réconfort, tissant des récits de résilience et d’espoir à chaque étape du traitement. 

Au final, elles nous rappellent que le chemin vers la guérison est une expérience richement multidimensionnelle, méritant exploration et appréciation sous toutes ses formes.

Elfa Jouini
Bonjour, je suis Elfa ! Passionnée d'écriture et de parfum, j'allie mes deux passions, pour partager ce qu’il y a de plus beau dans le monde de la parfumerie. Très sensible aux odeurs, j'ai naturellement été amenée à accroître ma curiosité au sujet de la parfumerie. J'adore le jeu Master Parfums pour creuser ma culture générale et jouer en famille aux apprentis parfumeurs. J'adore écrire sur le parfum, et raconter ce que les odeurs réveillent en moi comme émotions !